
Le récent examen de la candidature de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) du Tchad pour l’obtention du Statut B par le Sous-comité d’accréditation le 27 octobre 2025 a marqué une étape significative dans le parcours de l’institution vers une reconnaissance internationale.
Cette reconnaissance partielle confère à la CNDH des avantages et des prérogatives, tout en soulignant la nécessité de poursuivre des réformes pour atteindre un niveau de légitimité et de crédibilité pleinement reconnu sur la scène internationale.
Le Rapporteur Général de la CNDH, Rotta Dingamadji Carlos, souligne que le Statut B permet à l’institution d’observer sans droit de vote les instances internationales traitant des droits de l’homme. Malgré cette limitation, la CNDH peut assister aux travaux, prendre la parole dans certains cas et être associée aux débats et aux échanges d’expériences, marquant ainsi une participation consultative importante.
Le Rapporteur Général insiste sur l’importance pour la CNDH de compléter son dossier en mettant en œuvre les recommandations formulées par le Sous-comité d’accréditation, afin de prétendre à une réévaluation et à l’obtention du statut A lors du prochain cycle. Cette démarche encourage l’institution à poursuivre des réformes structurelles, institutionnelles et procédurales pour se conformer pleinement aux normes internationales.
En somme, l’obtention du Statut B par la CNDH du Tchad marque une étape intermédiaire dans son parcours vers une reconnaissance internationale complète. Cette reconnaissance partielle encourage l’institution à poursuivre des réformes en vue d’atteindre un niveau de conformité aux normes internationales, renforçant ainsi sa légitimité et sa crédibilité sur la scène internationale.
Courrier Féminin
