
Pendant trois jours, N’Djamena a vibré au rythme des ambitions minières et énergétiques de l’Afrique. La première édition du Salon international des Mines, des Carrières et des Hydrocarbures (SEMICA) s’est achevée ce jeudi 22 janvier 2026 au Radisson Blu, consacrant un rendez-vous stratégique placé sous le signe de la transformation et de la souveraineté des ressources naturelles.
Organisé du 21 au 23 janvier 2026, le SEMICA s’est imposé comme un cadre majeur d’échanges, de réflexion et de partenariats autour des enjeux du secteur extractif. Décideurs politiques, experts nationaux et internationaux, investisseurs, opérateurs économiques et représentants de la société civile y ont pris part, animés par une vision commune : faire des ressources naturelles un véritable levier de développement socio-économique durable.
Pour la ministre du Pétrole, des Mines et de la Géologie, Ndolenodji Alice Naimbaye, ce salon s’inscrit pleinement dans la dynamique du Plan national de développement (PND). Il traduit l’ambition du Tchad de valoriser son sous-sol riche en minéraux stratégiques, hydrocarbures et ressources énergétiques, afin d’accélérer son émergence.
« À travers ce salon, notre pays ambitionne de mieux faire connaître, de mieux exploiter et surtout de mieux transformer ses richesses au bénéfice des populations, dans le respect des normes environnementales, sociales et des principes de bonne gouvernance », a-t-elle souligné.
Tout au long de l’événement, visites de stands, ateliers thématiques et sessions techniques ont permis d’aborder des questions clés telles que les potentialités minières et pétrolières du Tchad, la responsabilité sociétale des entreprises extractives, le rôle des femmes dans le secteur minier, l’indépendance énergétique nationale et le développement des compétences locales.
Moment fort de cette première édition, la signature d’un accord stratégique entre le Tchad et l’Algérie pour la construction d’une raffinerie de pétrole est venue illustrer la volonté des deux pays de renforcer leur coopération et de promouvoir la transformation locale des ressources, gage d’une souveraineté énergétique accrue.
Marquée par la présentation du rapport de synthèse, des recommandations formulées par des personnalités du secteur et des motions de remerciements, la cérémonie de clôture a consacré le succès du SEMICA. Fort de cette première expérience, le salon est désormais appelé à s’imposer comme une plateforme de référence pour le développement industriel et énergétique du Tchad et du continent africain.
