
À l’occasion de la Semaine Nationale de la Femme Tchadienne (SENAFET), une initiative en faveur de l’autonomisation féminine voit le jour à N’Djamena. Le Ministère Chrétien de Formation pour le Développement (MCFD) a organisé une série de formations destinées aux filles et femmes vulnérables afin de leur offrir des compétences pratiques et renforcer leur capacité à entreprendre.
Cette formation, qui se déroule du 23 février au 7 mars 2026 dans les locaux de l’ONG ACID, vise à promouvoir l’entrepreneuriat féminin dans un contexte où l’autonomisation des femmes reste encore peu valorisée au Tchad. À travers cette initiative, le MCFD entend contribuer au renforcement des capacités économiques des femmes et encourager leur participation active au développement.
Pour un coût symbolique de 5 000 francs CFA, les participantes bénéficient de plusieurs modules de formation, notamment en informatique, marketing digital, art oratoire, pâtisserie, décoration et d’autres domaines pratiques. Au total, plus de 3 000 femmes devraient profiter de cette opportunité.
Selon les organisateurs, cette formation ne se limite pas à l’apprentissage. Les bénéficiaires reçoivent également des cours théoriques et pratiques, des attestations de formation ainsi qu’un suivi et un accompagnement matériel afin de faciliter la création d’activités génératrices de revenus.
Le président du MCFD, Ankere Sendrague Arthur, explique l’objectif de cette initiative :« Nous avons initié ces formations dans le but d’aider nos sœurs à créer elles-mêmes leurs propres entreprises afin qu’elles puissent subvenir aux besoins de leurs familles. Nous formons, encadrons et accompagnons ces femmes avec nos matériels jusqu’à ce qu’elles lancent leurs activités génératrices de revenus. »
Cependant, certaines formatrices déplorent le manque d’assiduité de quelques apprenantes. D’après elles, certaines participantes paient seulement une partie des frais, assistent à quelques séances avant d’abandonner la formation.
« La plupart des jeunes filles ne veulent pas adhérer pleinement à la formation. Elles règlent juste la moitié des frais, participent à quelques séances puis disparaissent », regrette Mabrouka Moussa Mahamat, formatrice en art oratoire.
Association à vocation entrepreneuriale et humanitaire, le MCFD poursuit son engagement pour le développement intégral des populations, sans distinction d’âge, de sexe, de religion ou d’origine sociale. À travers cette initiative, l’organisation espère voir émerger une nouvelle génération de femmes tchadiennes autonomes et entreprenantes.
