
Au quartier Boutalbagar, dans le 7ᵉ arrondissement de N’Djamena, le siège de la Ligue Tchadienne des Droits des Femmes (LTDF) a servi de cadre, ce mardi matin, à un point de presse marquant le lancement officiel d’une résidence artistique inscrite dans le projet Femme en Action.
Devant les médias, Rannenda Gonga Union a procédé à la lecture de la note d’information, rappelant l’engagement constant de la Ligue en faveur des droits des femmes et de la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). Elle a insisté sur la nécessité d’impliquer davantage les jeunes à travers des approches innovantes mêlant culture, art et citoyenneté.
Pensée comme un espace d’expression et de transformation, cette résidence artistique s’étendra sur cinq jours et réunira des participants venus d’horizons divers. À travers des ateliers de danse, d’expression corporelle et de bien-être, les organisateurs entendent offrir un cadre propice à la résilience, à la libération de la parole et à la création collective.
Pour accompagner cette dynamique, un binôme de professionnels des arts venu de France a été mobilisé. Emilie Le Bras, professeure de danse et chorégraphe, s’est dite « très honorée » de participer à cette initiative au Tchad. Elle voit dans la danse « un puissant moyen d’expression capable d’aider à traverser de nombreuses situations », ajoutant que leur approche vise à « promouvoir une renaissance à travers la joie ».
À ses côtés, Joannes Tchibozo met en avant la dimension humaine et universelle de la danse. « C’est une histoire de partage et de passion », explique-t-il, convaincu que cette expérience permettra aux participants de se reconnecter à une part d’eux-mêmes parfois fragilisée.
Au programme de cette résidence figurent également des sessions de bien-être à FestAfrica du 17 au 20 mars, une grande marche suivie d’une séance de fitness le 21 mars en collaboration avec le groupe Mercato Sport, ainsi qu’une restitution publique des performances artistiques en fin de parcours.
À travers cette initiative, la Ligue Tchadienne des Droits des Femmes réaffirme sa volonté de faire de l’art un véritable outil de sensibilisation et de plaidoyer, capable de mobiliser la société et de contribuer à la lutte contre les violences faites aux femmes.
