
Parti poursuivre ses études avec l’espoir d’un avenir meilleur, un étudiant tchadien se retrouve aujourd’hui derrière les barreaux au Caire. Depuis le samedi 14 février 2026, Youssouf Saleh Abdallah, inscrit en bourse à la Faculté des Sciences de l’Université Al-Azhar, est détenu au commissariat de Hadayek El-Qobba, dans la capitale égyptienne.
Selon les informations disponibles, le jeune étudiant a été interpellé par la police alors qu’il regagnait son domicile après ses cours.
Les raisons soulevées sont l’expiration de son titre de séjour étudiant et le retard dans la délivrance de sa nouvelle carte de séjour pour l’année académique en cours.
Pourtant, Youssouf Saleh Abdallah disposait de l’ensemble des documents officiels attestant de son inscription régulière à l’université et de la validité de sa bourse. Malgré cela, il demeure en détention depuis plusieurs jours.
Cette situation met en lumière les difficultés administratives auxquelles sont confrontés de nombreux étudiants étrangers, parfois pénalisés par des lenteurs bureaucratiques indépendantes de leur volonté.
Plus préoccupant encore, aucune intervention notable n’a été signalée jusqu’à présent. Ni l’université à laquelle il est affilié, ni l’Ambassade de la République du Tchad en Égypte, ni les instances représentatives des étudiants ne semblent avoir entrepris de démarches visibles pour obtenir sa libération ou, à tout le moins, clarifier sa situation.
Cette absence de réaction alimente l’inquiétude au sein de la communauté estudiantine et pose la question de la protection consulaire et institutionnelle dont bénéficient les étudiants à l’étranger.
En attendant une éventuelle régularisation administrative ou une intervention des autorités compétentes, Youssouf Saleh Abdallah reste privé de liberté pour un simple retard administratif. Une situation qui rappelle combien, loin de leur pays, les étudiants peuvent se retrouver vulnérables face aux complexités des procédures migratoires.
L’espoir demeure que cette affaire trouve rapidement une issue favorable, afin que cet étudiant puisse retrouver le chemin des amphithéâtres plutôt que celui d’un commissariat.
