
Ce samedi 8 février 2026, le Centre culturel Palmier, spécialisé dans les langues minoritaires du Tchad, a organisé une cérémonie haute en couleurs pour récompenser les lauréats des concours Toubou 2026. Une belle initiative visant à valoriser l’apprentissage et la pratique des langues tudaga, dazaga et kanembu, un véritable trésor culturel à préserver.
Après deux semaines de formation intensive, le Centre culturel Palmier, situé dans le quartier Klemat de N’Djaména, a accueilli les participants aux concours Toubou 2026. Répartis en trois catégories – apprentissage de l’alphabet, littérature et créativité des enfants -, ces jeunes ont démontré leur engagement passionné pour la préservation de leur patrimoine linguistique ancestral.
Présidée par le coordinateur de l’ONG Nimé Toumba et du Centre culturel Palmier, Hissen Tahir Adeli, la cérémonie de remise des prix s’est déroulée sous le thème évocateur « Écrire dans sa langue, c’est la liberté dans l’expression ». De nombreuses personnalités étaient présentes pour saluer cet élan de mobilisation, à l’instar de la sénatrice Amouna Ali Sougui, de chefs traditionnels et d’enseignants.
Dans son discours, Hissen Tahir Adeli n’a pas tari d’éloges envers les participants, les formateurs et les partenaires de cette initiative. « Votre engouement et votre créativité sont la preuve vivante que nos langues minoritaires sont bien vivantes et constituent un trésor à préserver », a-t-il souligné, avant de remettre aux lauréats des attestations récompensant leurs efforts pour sauvegarder ce patrimoine linguistique ancestral.
Pour Amouna Ali Sougui, sénatrice présente à la cérémonie, ces concours Toubou 2026 sont une formidable opportunité « d’encourager les jeunes à s’approprier leurs langues maternelles et à les transmettre aux générations futures ». Un engagement salué par les chefs traditionnels, qui voient dans cette initiative un moyen de valoriser la diversité culturelle du Tchad.
À l’issue de la cérémonie, les participants ont échangé avec fierté sur leurs réalisations. « J’ai appris à mieux écrire et à connaître la littérature de ma langue dazaga. C’est une belle façon de célébrer nos identités », témoigne Mariama, 12 ans, lauréate de la catégorie créativité. Un enthousiasme partagé par l’ensemble des jeunes, déterminés à perpétuer la richesse linguistique de leur pays.
