
Alors que les combats s’intensifient au Moyen-Orient, l’Organisation des Nations unies tire la sonnette d’alarme. Le conflit, qui ne cesse de s’étendre, coûterait près d’un milliard de dollars par jour et aggrave une crise humanitaire déjà préoccupante dans plusieurs pays de la région.
Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), environ 3,2 millions d’Iraniens ont été contraints de fuir leurs habitations et vivent désormais déplacés à l’intérieur du pays depuis le début des hostilités.Quatorze jours après le déclenchement des affrontements, les tensions militaires continuent de s’intensifier. L’armée israélienne a mené une nouvelle série de frappes sur des infrastructures situées à Téhéran.
D’importantes explosions ont été entendues dans le centre de la capitale iranienne, selon la télévision d’État. Ces frappes auraient visé plusieurs cibles pendant un rassemblement organisé à l’occasion de la journée annuelle de soutien aux Palestiniens.Dans le même temps, la situation sécuritaire reste extrêmement tendue en Israël.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, le Hezbollah a lancé plus de 200 roquettes en direction de la Galilée et de la région de Haïfa, dans le nord du pays. L’armée israélienne a également poursuivi ses opérations militaires au Liban. Vendredi, plusieurs frappes ont été menées dans différentes localités, notamment dans le sud du pays où un pont situé sur le fleuve Litani a été détruit. Selon Israël, cette zone serait utilisée par les combattants du Hezbollah soutenus par l’Iran.
La tension ne se limite plus aux zones de combat directes. Plusieurs explosions ont été signalées dans la région du Golfe, notamment dans un réservoir d’hydrocarbures à Bahreïn, un vaste champ pétrolier en Arabie saoudite, un aéroport au Koweït ainsi qu’un port à Oman.Par ailleurs, le détroit stratégique d’Ormuz, passage clé pour le transport mondial du pétrole, fonctionne au ralenti. Cette perturbation fait craindre une hausse des prix du pétrole sur les marchés internationaux dans les prochains jours.
Face à cette escalade, l’ONU alerte sur les conséquences humanitaires du conflit. Le chef des opérations de secours d’urgence de l’organisation souligne que cette guerre survient dans un contexte où les besoins humanitaires mondiaux explosent tandis que les financements destinés à l’aide internationale restent largement insuffisants.En décembre dernier, les Nations unies avaient lancé un appel de fonds de 23 milliards de dollars pour venir en aide à près de 87 millions de personnes parmi les plus vulnérables à travers le monde.
Toutefois, l’organisation indique qu’il manque encore plus de 14 milliards de dollars pour financer pleinement ce programme d’assistance. Alors que les combats se poursuivent et que les tensions gagnent de nouvelles régions, l’ONU redoute une aggravation rapide des crises humanitaires. Sans mobilisation urgente de la communauté internationale, des millions de civils risquent de payer le prix le plus lourd d’un conflit dont les répercussions dépassent désormais largement les frontières du Moyen-Orient.
