
Jamais la Terre n’a connu une décennie aussi chaude que celle de 2015 à 2025, selon le nouveau rapport de l’Organisation météorologique mondiale. Un signal d’alarme supplémentaire face à une crise climatique qui s’intensifie.
Le rapport révèle qu’en 2025, la température mondiale a dépassé d’environ 1,43 °C les niveaux de l’ère préindustrielle (1850-1900). Une hausse préoccupante qui confirme la tendance au réchauffement global, même si l’année 2025 se classe légèrement derrière 2024 parmi les plus chaudes jamais enregistrées.
Pour John Kennedy, auteur principal du rapport, le constat est sans équivoque : le changement climatique se poursuit à un rythme soutenu. « Les océans atteignent des températures record, leur contenu thermique n’a jamais été aussi élevé, et les glaciers continuent de fondre à travers le monde », souligne-t-il.
Au-delà des températures, c’est tout l’équilibre du système climatique qui est bouleversé. La planète absorbe désormais plus d’énergie qu’elle n’en libère, accentuant un déséquilibre aux conséquences multiples. Ce phénomène se traduit par une intensification des événements extrêmes : vagues de chaleur, sécheresses, tempêtes violentes ou encore épisodes de froid inhabituels.
Les populations les plus vulnérables en paient le prix fort. Dans de nombreuses régions déjà fragilisées ou en proie à des conflits, les catastrophes climatiques s’enchaînent sans laisser le temps de se reconstruire. Des millions de personnes, souvent déjà déplacées, se retrouvent confrontées à des crises répétées, aggravant leur précarité.
Face à ces constats alarmants, une réalité s’impose; le temps n’est plus à l’alerte, mais à l’action. Car chaque dixième de degré supplémentaire rapproche un peu plus la planète d’un point de non-retour.
