Nigeria : une nouvelle vague d’attaques terroristes fait plus de 60 morts

Le nord-ouest du Nigeria replonge dans l’horreur. En l’espace de quelques jours, des attaques coordonnées attribuées à des groupes armés ont causé la mort de plus de 60 personnes, semant la terreur au sein des populations civiles. Selon des sources religieuses locales, les violences les plus récentes se sont produites le mercredi 8 avril 2026.

Mais dès la veille, des hommes lourdement armés ont frappé l’État du Niger, notamment dans le village d’Erena, situé dans la circonscription de Shiroro, où une vingtaine de civils ont été tués.Ces attaques s’inscrivent dans une série de raids meurtriers menés depuis plusieurs jours.

Dimanche déjà, au moins neuf villages répartis entre l’État de Kebbi et celui du Niger ont été pris pour cible. Les assaillants, identifiés par les autorités comme appartenant à un groupe de bandits dénommé « Mahmuda », seraient liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique.

Le mode opératoire reste particulièrement violent : incendies d’églises, destruction d’habitations, pillage et mise à feu des réserves alimentaires ainsi que du bétail. Ces exactions ont plongé les communautés locales dans une situation humanitaire critique.Face à cette insécurité persistante, environ 500 habitants ont fui leurs villages pour se réfugier dans la ville de Yauri, dans l’État de Kebbi. Accueillis dans des églises et des établissements scolaires, ces déplacés vivent désormais dans des conditions précaires, dépendant de l’aide locale.

Les autorités indiquent également que le groupe Mahmuda serait affilié à Mahmud al-Nigeri, un cadre du groupe Ansaru, lui-même issu d’une scission de Boko Haram avant de se rapprocher d’AQMI.Face à la recrudescence de la violence, le président Bola Tinubu a ordonné le déploiement massif de forces militaires et policières dans les zones affectées, dans l’espoir de contenir la menace et de rassurer les populations.

Malgré ces mesures sécuritaires, la peur continue de régner dans le nord-ouest nigérian, où les habitants, pris en étau entre groupes armés et insuffisance de protection, redoutent de nouvelles attaques et un avenir toujours plus incertain.

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