
À l’approche de la fête du Ramadan, le marché de Pala, chef-lieu de la province du Mayo-Kebbi Ouest, connaît une forte affluence ce mercredi 18 mars 2026. Les vendeurs et acheteurs de moutons se croisent, discutent, négocient etc mais peinent à s’entendre sur les prix.Du côté des vendeurs, le constat est notable . Il n’y a pas de marché.
Plusieurs d’entre eux expliquent que les clients viennent nombreux, mais hésitent à acheter. Ils évoquent aussi les difficultés liées au transport des animaux, la cherté de l’alimentation du bétail et les pertes enregistrées pendant le trajet. Pour eux, ces charges justifient les prix proposés.En face, les acheteurs ne partagent pas cet avis. Beaucoup dénoncent une hausse des prix par rapport à l’année précédente.
Les moutons sont trop chers cette année , confie un père de famille venu préparer la fête. Selon les observations faites sur place, un mouton se négocie entre 35 000 et 50 000 francs CFA, selon la taille et l’état de l’animal. Un montant jugé élevé par plusieurs ménages déjà confrontés à la vie chère.Certains acheteurs préfèrent donc attendre les dernieres heures de fête espérant une baisse des prix. D’autres repartent sans achat, faute de moyens. Cette situation crée une sorte de blocage .
Les vendeurs peinent à écouler leurs bêtes, tandis que les acheteurs hésitent à se décider.À l’approche de la fête, chacun espère un compromis. Car au-delà des tensions autour des prix, tous partagent le même objectif celui de célébrer le Ramadan dans la joie et la dignité.
