
La scène politique tchadienne s’enrichit d’un nouvel acteur. Ce mercredi 04 février 2026, à la Maison des Médias du 6ᵉ arrondissement de N’Djamena, le Rassemblement pour l’Unité et le Patriotisme Intégral (RUPTIR) a officiellement fait son entrée sur l’échiquier politique national.
Face à la presse nationale, le président national du RUPTIR, Mahamat Oumar Adoum, a annoncé la naissance officielle de ce nouveau parti politique, autorisé à fonctionner depuis le 26 novembre 2025 et enregistré au registre des partis politiques du Tchad sous le folio n°745.
Un moment solennel que le leader du parti résume par une devise claire : « Engagement pris, pari tenu et la lutte continue ».
Dans son allocution, Mahamat Oumar Adoum a souligné que la création du RUPTIR répond à une volonté profonde de contribuer à l’émergence et à l’enracinement de la démocratie au Tchad. Selon lui, l’ambition du parti est de restaurer les valeurs fondamentales qui ont longtemps fait la fierté de la nation tchadienne, aujourd’hui mises à rude épreuve : l’unité nationale, la justice et le patriotisme.
« Notre engagement, pris de manière consciente et solennelle par les membres fondateurs, s’inscrit désormais dans les rouages politiques du pays. Il vise à réparer les principes légaux et moraux essentiels qui constituent l’ossature de notre projet de société », a-t-il déclaré.
Profitant de cette sortie médiatique, le président du RUPTIR est également revenu sur la situation préoccupante des anciens Conseillers Nationaux. Il a rappelé que les indemnités de départ et les véhicules utilitaires, prévus par les articles 114.2 et 217.2 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale ayant valeur de loi organique, n’ont toujours pas été octroyés.
Ces avantages, a-t-il précisé, visent à protéger temporairement les anciens cadres de l’État contre la précarité après leur service à un haut niveau de responsabilité.
Il a déploré l’impasse actuelle, marquée par un renvoi de responsabilités entre l’Assemblée nationale et le ministère des Finances, une situation qui, selon lui, plonge les concernés et leurs familles dans un profond malaise et alimente une crise de confiance envers les institutions républicaines.
Face à ce qu’il qualifie de gestion opaque et irrespectueuse, le RUPTIR dénonce avec fermeté l’attitude du gouvernement, pointant particulièrement du doigt le ministère des Finances. Pour le parti, ce comportement traduit un mépris anti-républicain envers ceux qui ont contribué activement à la réussite de la transition et au retour à l’ordre constitutionnel.
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