
De violents affrontements ont éclaté à l’aube dans les territoires de Walungu et d’Uvira, plongeant plusieurs localités du Sud-Kivu dans la paralysie totale. Cette flambée de violence intervient alors que Kinshasa et Kigali s’apprêtent à finaliser l’accord de paix de Washington.
Des combats d’une rare intensité ont secoué, dès les premières heures de la matinée de mardi, les territoires de Walungu et d’Uvira dans la province du Sud-Kivu. Selon des sources locales, les hostilités ont débuté peu après cinq heures, opposant les rebelles de l’AFC/M23 aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Très vite, les affrontements se sont étendus à plusieurs zones de la plaine de la Ruzizi.
Dans les localités de Kamanyola, Katogota, Nyangezi et Kaziba, la vie s’est arrêtée net. La société civile fait état de détonations d’armes lourdes et légères, ainsi que d’incendies de maisons dans le groupement de Butuzi, notamment à Ngando, Mwera et Muhumba. Des blessés ont également été signalés à Karhembo, sans qu’un bilan précis ne puisse encore être établi.
Cette montée de tensions survient après que des renforts en provenance de l’AFC/M23 ont été observés depuis dimanche. Une évolution jugée préoccupante dans un contexte diplomatique sensible : la reprise des combats éclate alors que doit être signé dans les prochains jours l’accord de paix de Washington entre la RDC et le Rwanda. Kigali, régulièrement accusé de soutenir l’AFC/M23, continue pour sa part de nier toute implication.
À quelques jours d’une signature décisive, la région replonge dans la violence, rappelant que la paix reste un horizon fragile dans l’Est de la RDC.
