Le Conseil National des Jeunes du Tchad (CNJT) a officiellement tourné une nouvelle page de son histoire ce samedi 17 janvier 2026, lors de la cérémonie d’installation de son Bureau exécutif au Radisson Blu de N’Djamena, dans une ambiance marquée par l’espoir, les attentes et l’appel à un engagement concret de la jeunesse tchadienne.
Cette cérémonie fait suite au cinquième Congrès ordinaire du Conseil National de la Jeunesse du Tchad, tenu à Abéché les 28 et 29 octobre 2025, autour du thème « Jeunesse et engagement associatif pour interpeller l’ensemble de la Nation : cohabitation pacifique, vers le renouveau du contrat social ». À l’issue de ces assises, la décision a été prise de procéder à l’installation officielle des membres du nouveau Bureau exécutif.
Réélu à la tête du CNJT pour un mandat de trois ans avec 88,73 % des voix, Abakar Allamine Bangaya a tenu à rappeler les défis relevés au cours de son précédent mandat. Il a souligné que, malgré une subvention globale de seulement 34 millions de francs CFA sur cinq ans, l’institution a poursuivi ses actions en faveur de la défense des intérêts moraux et matériels des jeunes. « Le plaidoyer, les propositions et les démarches en faveur de la jeunesse ont guidé notre action, sans que les contraintes financières ne freinent notre engagement », a-t-il déclaré.
Le Ministre de la Jeunesse et des Sports, Maïdé Hamit Lony, a exhorté les nouveaux responsables à faire du CNJT une institution forte et crédible. Insistant sur l’urgence de passer à l’action, il a appelé à la rigueur et à des résultats concrets. « Faites du CNJT une institution de référence, un espace de dialogue constructif et un creuset de leadership et de civisme. Votre crédibilité dépendra de votre unité et de votre capacité à privilégier l’intérêt général », a-t-il affirmé.
Par ailleurs, la question de l’accès à la fonction publique a été au cœur des débats. Récemment, un rapport de l’AILC a recommandé le recrutement par concours afin de garantir plus d’équité. Toutefois, le président du CNJT a exprimé des réserves, appelant à une analyse approfondie de la situation. Il s’est interrogé sur la transparence du système actuel, soulignant les disparités entre anciens et nouveaux diplômés. « Si un diplômé de 2025 est intégré avant ceux de 2010, 2013 ou 2015, alors il y a un réel problème. À défaut de garantir l’équité par concours, l’intégration par ordre d’ancienneté doit être envisagée », a-t-il plaidé.
À l’aube de ce nouveau mandat, le CNJT se retrouve face à une responsabilité historique, transformer les aspirations de la jeunesse tchadienne en actions concrètes. Plus qu’un symbole, ce nouveau Bureau est attendu comme un véritable moteur de changement, capable de redonner confiance et d’ouvrir la voie à un contrat social renouvelé entre l’État et sa jeunesse.
Lors de la cérémonie d’installation du Bureau exécutif de la CNJT, le président Abakar Al Amine Dangaya a souligné l’importance d’inclure les jeunes non diplômés. Il a annoncé la mise en place, avec le soutien de partenaires, de formations qualifiantes et de programmes d’encadrement visant à permettre à chaque jeune de jouer un rôle actif dans le développement du Tchad.
