
Un visage brûlé. Une vie fauchée. Deux histoires qui interrogent la place du dialogue dans le couple et la réponse de la société face aux violences conjugales.
Au Tchad, les violences au sein du couple continuent de faire des victimes. À Komé, une femme a été brûlée au visage par son mari et prise en charge à l’hôpital de Moundou. Quelques jours plus tard, le 27 septembre, à Bao, dans le Logone oriental, une femme de 28 ans, mère de trois enfants, a été mortellement poignardée par son conjoint à la suite d’une altercation.
Le présumé auteur a été interpellé et placé en garde à vue.Derrière ces faits divers se cachent des vies brisées et une question qui dérange : à quel moment les conflits conjugaux cessent-ils d’être des disputes pour devenir des violences criminelles ?
Aucune colère, aucune frustration, aucun désaccord ne devrait servir de justification à la violence. Lorsque le dialogue devient impossible et que la sécurité de l’un des conjoints est menacée, se séparer peut être préférable à laisser la violence s’installer.
Les chiffres interpellent : selon Afrobarometer, 56 % des Tchadiens interrogés estiment qu’il peut être parfois ou toujours justifié qu’un homme batte sa femme.
Changer ces perceptions exige un engagement collectif : sensibiliser, protéger les victimes, dénoncer les violences et surtout faire appliquer la loi. Car un mariage ne devrait jamais devenir un permis de faire souffrir.
