
C’est une véritable urgence de santé publique qui continue de sévir dans l’ombre. Le paludisme demeure incontestablement la première cause de mortalité dans les hôpitaux du pays, responsable à lui seul de 31 % à 36 % des décès enregistrés en milieu hospitalier.
Les statistiques de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) illustrent l’ampleur de la pression exercée sur le système sanitaire : cette pathologie parasitaire motive 30 % à 42 % des consultations médicales et compte pour près d’un tiers (33 %) des admissions annuelles.Face à ce fléau, le constat reste amer.
Les appels constants à la vigilance et les avertissements des acteurs de santé se heurtent encore trop souvent à l’incompréhension ou à la négligence d’une partie de la population, exposant les ménages à des risques majeurs.Ce sont une fois de plus les plus fragiles qui paient le prix fort de cette crise sanitaire.
Selon les agences des Nations unies, les enfants de moins de 5 ans ainsi que les femmes enceintes constituent la majorité absolue des victimes, représentant entre 70 % et 80 % de l’ensemble des décès imputables au paludisme.
