
Alors que les rumeurs de remaniement ministériel bruissent avec insistance dans les couloirs du pouvoir à N’Djamena, une question fondamentale mérite d’être posée, loin des combinaisons géopolitiques habituelles et des calculs d’appareil : et si le Tchad osait le grand saut ? Et si, pour insuffler l’élan de rupture tant attendu par les citoyens, la Primature était enfin confiée à une femme ?
Dans un contexte de refondation nationale où les défis socio-économiques, éducatifs et sanitaires exigent une efficacité immédiate, le choix du prochain chef de gouvernement ne peut plus se réduire à un simple jeu de chaises musicales. Nommer une femme à la tête de la Primature ne serait pas une simple concession à la « parité » ou un effet de mode international. Ce serait un choix de rupture, un acte de haute stratégie politique pour répondre de manière chirurgicale aux défis de notre économie, de notre jeunesse et de notre tissu social. L’urgence des réformes : « pourquoi le Tchad a tout à gagner avec une femme à la Primature »
Placer une femme au sommet de l’appareil gouvernemental est le meilleur moyen d’aligner l’action publique sur les réalités quotidiennes des Tchadiens.Le pragmatisme face à la crise économique et au coût de la vie : L’inflation, l’accès à l’eau potable, à l’électricité et l’insécurité alimentaire étouffent les ménages. Gérantes historiques de l’économie domestique, les femmes leaders apportent un pragmatisme de gestion indispensable pour rationaliser les dépenses publiques, assainir les finances et orienter le budget de l’État vers des projets à impact direct et mesurable sur le panier de la ménagère.
Une réponse directe au désarroi de la jeunesse : Plus de 60 % de la population tchadienne a moins de 25 ans et fait face au chômage de masse, au manque de formations qualifiantes et à la tentation de l’exode. Un leadership féminin à la Primature s’attaquera de front à la refonte du système éducatif, à l’entrepreneuriat des jeunes et à la création d’emplois, en brisant les lourdeurs bureaucratiques.La reconstruction du pacte social et sanitaire : Nos hôpitaux et nos écoles manquent presque de tout.
Les femmes politiques et technocrates ont prouvé leur propension à sacraliser les secteurs de la santé maternelle, de l’éducation et de l’inclusion des personnes vulnérables, des piliers fondamentaux pour stabiliser une société en pleine mutation.La culture du résultat contre le clientélisme : Moins connectées aux réseaux d’influence traditionnels, les femmes cadres privilégient le mérite, la transparence et l’obligation de résultats, des valeurs indispensables pour restaurer la confiance entre le peuple et ses institutions. Le Tchad regorge de talents : ces figures prêtes à incarner le changement.
Pour diriger ce gouvernement de combat, le Chef de l’État dispose d’un vivier de profils exceptionnels, capables d’allier poigne politique et rigueur technocratique et managériale, loin des calculs partisans. Parmi les visages qui incarnent cette compétence à l’Etat pur, on peut penser à : Dr Ramatou Mahamat Houtouin : Actuelle Ministre Secrétaire Générale du Gouvernement (SGG), chargée de la promotion du bilinguisme et des relations avec les grandes institutions. Gardienne des textes républicains et tour de contrôle de la coordination gouvernementale, sa maîtrise absolue de l’appareil législatif et administratif de l’État fait d’elle le profil technocratique idéal. Elle incarne cette rigueur juridique et cette discrétion efficace indispensables pour orchestrer une équipe ministérielle en quête de résultats.
Kitoko Gata Ngoulou : Actuelle Ministre d’État, Ministre de la Femme et de la Protection de la Petite Enfance. Elle fait preuve d’une autorité naturelle et d’un pragmatisme rigoureux en matière d’inclusion et de justice sociale. Sa capacité à transformer les orientations politiques en impacts directs et mesurables sur le terrain démontre qu’elle sait manager avec une vision axée sur le citoyen.Ndolenodji Alixe Naïmbaye : Fine politicienne, ministre chevronnée et actuelle Garde des Sceaux. Elle combine une solide expérience administrative et un ancrage politique qui lui confèrent la légitimité institutionnelle indispensable pour arbitrer et manager efficacement un gouvernement.
Mariam Mahamat Nour : Figure incontournable de la haute administration Tchadienne et actuelle vice-présidente de la Commission de la CEEAC. Ancienne Ministre sous le feu Maréchal Idriss Deby Itno, elle détient une connaissance encyclopédique de l’économie, des institutions régionales et organisations internationales de coopération. Son intégrité, sa rigueur technique et son ardeur diplomatique en font un atout d’exception pour une gouvernance moderne axée sur le mérite.
Zara Mahamat Issa : Actuelle Ministre de l’Action Sociale, de la Solidarité et des Affaires Humanitaires. Forte d’une solide expérience de terrain face aux crises majeures, elle symbolise une gouvernance réactive et résiliente. Sa gestion stratégique des urgences humanitaires nationales prouve sa capacité de commandement et de sang-froid dans les contextes les plus complexes.
Amina Priscille Longoh : Ancienne ministre, elle symbolise une jeunesse audacieuse, dotée d’une immense capacité de mobilisation sociale. Sa maîtrise des dynamiques de développement et son charisme de la communication politique en font une figure de proue de la modernisation de l’appareil Etatique.
Lydie Beassemda : deuxième Vice-Présidente du SENAT, elle est la toute première femme candidate à une élection présidentielle au Tchad. Elle incarne la rigueur scientifique, l’intégrité et une vision claire de la gouvernance locale et du développement rural, des secteurs clés pour l’économie nationale. Elle a eu l’audace a siéger au gouvernement sous Deby père où il a laissé des empreintes considérables. Le Tchad peut oser surprendre On entend déjà les sceptiques évoquer le poids des traditions, les équilibres régionaux ou les pesanteurs patriarcales. Mais le Tchad a toujours été une terre de paradoxes fertiles et de courage politique.
Le pays a su, à plusieurs reprises dans son histoire moderne, bousculer les codes lorsque l’intérêt supérieur de la Nation l’exigeait.Nommer une femme Première ministre serait la preuve irréfutable que le Tchad de la 5ème République est résolument entré dans la modernité. L’Afrique de l’Est l’a fait, l’Afrique de l’Ouest l’a fait. L’Afrique centrale attend son pionnier.Pour vaincre la crise socio-économique, redonner espoir à la jeunesse et consolider la paix sociale, Monsieur le Président, osez la rupture. Osez la compétence sans calcul. Osez une femme à la Primature !
