Liberté de la presse au Tchad : la DYNAREMET dénonce des actes présumés d’intimidation contre son Secrétaire exécutif

La Dynamique des Responsables des Médias du Tchad (DYNAREMET) a exprimé, dans un communiqué publié le samedi 13 juin 2026, sa profonde inquiétude face à des actes qu’elle considère comme des tentatives d’intimidation visant son Secrétaire exécutif, le journaliste Mbairabé Quaye.

L’organisation appelle les autorités à garantir sa sécurité et rappelle que les litiges liés aux publications de presse doivent être réglés dans le strict respect de la loi.

La Dynamique des Responsables des Médias du Tchad (DYNAREMET) tire la sonnette d’alarme. L’organisation fait état de démarches jugées préoccupantes visant à localiser le domicile de son Secrétaire exécutif, Mbairabé Quaye, journaliste et promoteur du journal Le Haut-Parleur.

Selon la DYNAREMET, plusieurs individus se présentant comme de simples connaissances auraient multiplié ces derniers jours les recherches afin d’obtenir des informations sur le lieu de résidence du journaliste. À cela s’ajoutent des appels anonymes lui demandant de se présenter auprès de certains services pour des entretiens dont les motifs n’auraient pas été clairement précisés.Sans se prononcer sur l’identité ou les intentions réelles des personnes impliquées, l’organisation estime que de telles pratiques sont de nature à créer un climat d’inquiétude pour les professionnels des médias et à compromettre l’exercice serein de leur mission d’information.

Ces faits interviennent après la publication par Le Haut-Parleur d’un article relatif à un litige foncier opposant deux familles. Pour la DYNAREMET, le traitement de sujets d’intérêt public relève pleinement de la mission des médias. Elle rappelle que toute personne estimant avoir subi un préjudice à la suite d’une publication dispose de voies de recours prévues par la législation tchadienne et peut saisir les juridictions compétentes pour faire valoir ses droits.

L’organisation réaffirme par ailleurs son attachement à la liberté de la presse, consacrée par la loi n°31/PR/2018 du 31 décembre 2018 portant liberté de la presse et de la communication au Tchad, ainsi que par les dispositions constitutionnelles garantissant la liberté d’expression et le droit à l’information.

Dans son communiqué, la DYNAREMET condamne toute forme d’intimidation, de harcèlement, de pression ou de menace susceptible de porter atteinte à l’indépendance des journalistes et à leur sécurité. Elle insiste sur le fait que, dans un État de droit, les différends liés aux contenus de presse doivent être résolus exclusivement par les mécanismes légaux et judiciaires.

L’organisation appelle également les autorités compétentes à assurer la protection de l’intégrité physique et morale de Mbairabé Quaye et à diligenter les investigations nécessaires afin de faire toute la lumière sur les faits signalés, dans le respect des procédures en vigueur.

Enfin, la DYNAREMET invite les organisations de défense des droits humains, les associations professionnelles des médias, les partenaires nationaux et internationaux ainsi que l’ensemble des citoyens à rester vigilants face à l’évolution de cette situation.

En réaffirmant que la liberté de la presse constitue l’un des fondements essentiels de toute société démocratique, la DYNAREMET rappelle que la protection des journalistes ne relève pas uniquement des pouvoirs publics, mais constitue une responsabilité collective. Garantir un environnement sécurisé aux professionnels des médias demeure un impératif pour consolider l’État de droit, la transparence et la bonne gouvernance au Tchad.

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